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Chapter 9 No.9

Word Count: 3012    |    Released on: 30/11/2017

s'instruire et à s'initier un zèle et une ardeur de néophyte, dignes aussi de ceux d'un creato ou apprenti des ma?tres de la Renaissance itali

son bugle, ou bien, de sa voix grave comme l'airain, il chantait des airs

ns exceptionnels, l'affection intense de Kehlmark pour son élève devenait exclusive, même ombrageuse et presque égo?ste. Henry s'était réservé le privilège d'être seul à former ce caractère, à jouir de cette admirable nature qui serait sa plus belle oeuvre, à respirer cette ame délicieuse. Il la cultivait jalousement, comme ces horticulteurs

vanité des réputations, la prostitution de la gloire, l'iniquité du succès, les immondices de la critiq

e dut être parfois meurtrie en ses fibres, en ses atomes crochus, et, malgré son bon coeur, sa saine raison, sa grandeur d'ame, elle eut sans doute de fréquents mouvements de dépit contre ce commerce intellectuel si intime, cette étroite camaraderie, cette entente parfaite des deux hommes. Elle alla même jus

l tachera d'être édifié par lui sur la nature de mes sentiments. Il a pris un assez piètre intermédiaire. Mais il n'avait pas le choix. En attendant, cette sollicitude que le comte témoigne à ce méchant polisson va plut?t à moi!? Et, très infatuée, la rude fille se réjouissait de ce commerce assidu entre le Dykgrave et le vaurien si longtemps répudié, presque renié par les siens. Elle en arrivait même à se départir de sa brusquerie et de sa hargne à l'égard d

au bourgmestre qu'il se chargeait définitivement du prétendu propre à

il comprenait, la situation de Guidon, au chateau, serait celle d'un subalte

plus vils de la ferme, sa vanité paternelle e?t souffert de le voir dépendre d'une autre autorité que la sienne. Pour justifier son intervention, Kehlmark leur avait

s'empêtre de ce vaurien et ne l'attire que pour nous être agréable, pour me témoigner sa sollicitude. Nous le désobligerions, croyez-moi, en le contrariant dans ses bonnes intentions à l

passait à l'Escal-Vigor, sur les paroles et les allures du Dykgrave. ?Le comte s'est-il informé de moi? Que t'a-t-il raconté?

'elle comme de son père et même des gens, voire des bêtes de la ferme. Mais sans insister. à la vérité, Clau

Blandine. à son affection fanatique se joignait ce quelque chose d'aigu et de lumineux que l'intelligence et la culture cérébrale ajoutent au sentiment. Guido

e, mais il pressentait aussi que jamais le comte ne la paierait de retour. Guidon ne connaissait que trop sa soeur Claud

it se préoccuper beaucoup plus de lui que de son amante. Guidon s'enorgueillissait intérieurement de cette prédilection dont il était l'objet, et, p

ple. Avec les autres il se tenait sur la réserve et ses paroles bienveillantes ne contrac

le principal et constant souci du ma?tre de l'Escal- Vigor. Il n'y mettait point malice, non, il exultait na?vement, s'attendrissait même sur la femme un peu délaissée, et, dans son égo?sme d'enfant gaté, de néophyte, d'élu, il ne s'apercevait pas du mutisme et de

s de mauvais oeil la faveur particulière ac

t sa fille ils croyaient au ta

rien su faire de bon de ce petit musard, farouche et intraitable, ayant

retirer un semblant de service de ce gars qui n'avait jamai

ntrait accueillant, généreux, même prodigue, faisant largesse aux confréries

x sorties et aux repas de corps de cette confrérie de jeunes gars; et il lui arriva même plus d'une fois, les belles nuits d'été où le crépuscule et l'aube semblent se confondre, après une veillée prolongée à grands renforts d'intermèdes athlétiques et de pantalonnades d'entra?ne

souvent excessives et des bonnes oeuvres inconsidérées son droit à un mystérieux et exigean

landine; toutefois elle ne risquait aucune remontrance, et

de cupidité; mais, si la plupart des rustres l'aimaient grossièrement, du moins l'aimaient- ils à leu

e tonnait contre l'impiété et le dévergondage du Dykgrave et mena?ait de l'enfer les ouailles qui s'attachaient à ce libertin, à ce loup ravis

ait en confiant l'éducation du jeune Guidon à ce mauvais riche scandalisant la communauté par son concubinage et son impiété. Comme tous les calvinistes invétérés, Balthus se doublait d'un iconoclaste.

si Claudie et Guidon par leurs deux vénérables tantes. Michel et Claudie, de plus en plus entichés de leur Dykgrave, renvoyèrent le facheux à son église avec force sarcasmes et moqueries. G

entre elle et Kehlmark. Le comte, ne t'a-t-il point chargé d'une commission, d'un mot spécial pour moi?? Guidon inventait quelque bourde, mais souvent, pris au dépourvu, il se coupa

e fermière. Elle l'e?t souhaité plus entreprenant. Il mettait bien du temps à se décider et à faire sa demand

urait sur le seuil de la ferme, prenant presque plaisir à afficher son amour, tant elle était cer

jusqu'à la coquetterie. En réponse aux diatribes et aux anathèmes du virulent pasteur, il répandait les aum?nes, se ruinait en dons de vêtements et

naufrageurs, diguiers intermittents, pillards d'épaves, le peintre les faisait souvent poser, s'amusait de leurs luttes et de leur escrime au couteau moucheté, ou bien il les confessait et, avec Guidon, il savourait leur rude langage, le truculent récit de l

esbytère; que nous pendions haut et court ce marmotteur de psaumes; ou mieux, faut-il que nous lui enl

geste, sur un oui de leur ma?tre, et, avec eux, t

lvestre, on déposa contre la porte du dominé un affreux mannequin de paille à tête de pain bis, représentant sa digne compagne et son ame damnée, et, comme, à la suite de cette inju

r semblait se trouver seul contre toute

Comment entamer son prestige, détacher de lui ces brutes égarées et aveug

er que devant des bancs vides. Une douzaine de vieilles cagotes, dont

, entrait un peu du culte exalté du peuple de Rome pour Néron,

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