Dans la nuit du 22 au 23 juin 1871, vers une heure, le faubourg de Paris, qui est le principal et le plus populeux faubourg de la jolie ville de Sauveterre, fut mis en émoi par le galop frénétique d'un cheval sonnant sur les pavés pointus.
Dans la nuit du 22 au 23 juin 1871, vers une heure, le faubourg de Paris, qui est le principal et le plus populeux faubourg de la jolie ville de Sauveterre, fut mis en émoi par le galop frénétique d'un cheval sonnant sur les pavés pointus.
Dans la nuit du 22 au 23 juin 1871, vers une heure, le faubourg de Paris, qui est le principal et le plus populeux faubourg de la jolie ville de Sauveterre, fut mis en émoi par le galop frénétique d'un cheval sonnant sur les pavés pointus.
Quantité de bourgeois se précipitèrent à leurs fenêtres. Ils ne virent dans la nuit sombre qu'un paysan en bras de chemise et la tête nue, talonnant et batonnant furieusement une grosse jument blanche qu'il montait à cru.
Ce paysan, après avoir longé le faubourg, prit à droite la rue Nationale-rue Impériale jadis-, traversa la place du Marché-Neuf, tourna la rue Mautrec et s'arrêta court devant la belle maison qui fait l'angle de la rue du Chateau. C'est là qu'habite le maire de Sauveterre, M. Séneschal, ancien avoué, membre du conseil général.
Ayant mis pied à terre, le campagnard empoigna la sonnette et se mit à la secouer si violemment, qu'à l'instant toute la maison fut debout. La minute d'après, un gros et gras domestique, les yeux encore chargés de sommeil, venait ouvrir, et d'un accent irrité s'écriait tout d'abord:
-Qui êtes-vous, l'homme? Que voulez-vous? Avez-vous bu un coup de trop? Ignorez-vous chez qui vous cassez les sonnettes?
-Je veux parler à monsieur le maire, répondit le paysan, à l'instant même, réveillez-le...
M. Séneschal était tout réveillé. Drapé dans une ample robe de chambre de molleton gris, un bougeoir à la main, inquiet et dissimulant mal son inquiétude, il venait d'appara?tre dans le vestibule et avait entendu.
-Le voilà, le maire, pronon?a-t-il du ton le plus mécontent. Que lui voulez-vous à cette heure où tous les honnêtes gens sont couchés?
écartant le domestique, le paysan s'avan?a, et sans la moindre formule de politesse:
-Je viens, répondit-il, vous dire de nous envoyer les pompiers.
-Les pompiers!
-Oui, tout de suite, dépêchez-vous! Le maire hochait la tête.
-Hum!... faisait-il, ce qui était chez lui la manifestation d'une vive perplexité, hum! hum!
Et qui n'e?t été perplexe à sa place!
Pour réunir les pompiers, faire battre la générale était indispensable; or, en pleine nuit, faire battre la générale, c'était mettre la ville sens dessus dessous, c'était faire bondir d'épouvante dans leur lit les braves Sauveterriens, qui ne l'avaient que trop entendue, depuis un an, cette lugubre batterie, lors de l'invasion prussienne et ensuite pendant la Commune. Aussi:
-S'agit-il d'un incendie sérieux? demanda M. Séneschal.
-Sérieux! s'écria le paysan; comment ne le serait-il pas, par le vent qu'il fait; un vent à décorner les b?ufs!
-Hum! fit encore le maire, hum! hum! C'est que ce n'était pas la première fois, depuis qu'il administrait Sauveterre, qu'il était ainsi réveillé par un campagnard venant crier sous ses fenêtres: ?Au secours! au feu!...?
à ses débuts, saisi de compassion, il se hatait de réunir les pompiers, il se mettait à leur tête et on courait au lieu du sinistre. Et quand on arrivait, essoufflé, suant, après cinq ou six kilomètres franchis au pas de course, on trouvait quoi? Quelque méchant pailler valant bien dix écus, achevant de se consumer. On s'était dérangé pour rien.
Les paysans des environs avaient si souvent crié au loup, quand il y en avait à peine l'ombre, que le loup venant pour tout de bon, on devait hésiter à les croire.
-Voyons, reprit M. Séneschal, qu'est-ce qui br?le, en définitive?...
En présence de tant de délais, le paysan mordait de rage le manche de son fouet.
-Faut-il donc que je vous répète, interrompit-il, que tout est en feu, que tout flambe: granges, métairies, récoltes, maisons, chateau, tout!... Si vous tardez encore, vous ne trouverez plus pierre sur pierre du Valpinson.
L'effet de ce nom fut prodigieux.
-Quoi! demanda le maire d'une voix étranglée, c'est au Valpinson qu'est le feu?
-Oui.
-Chez le comte de Claudieuse?
-Comme de juste, pardi!
-Imbécile! que ne le disiez-vous immédiatement! s'écria le maire. (Il n'hésitait plus.) Vite, dit-il à son domestique, viens me donner de quoi m'habiller... C'est-à-dire, non! Madame m'aidera, car il n'y a pas une seconde à perdre. Toi, tu vas courir chez Bolton, tu sais, le tambour, et tu lui commanderas de ma part de battre la générale, à l'instant, partout. Tu passeras ensuite chez le capitaine Parenteau, tu lui expliqueras ce qui en est et tu le prieras de prendre la clef des pompes à la mairie, chez le concierge. Attends!... Cela fait, tu reviendras ici, atteler... Le feu au Valpinson!... J'accompagnerai les pompiers!... Allons, cours, frappe aux portes, crie au feu! On se réunira place du Marché-Neuf!...
Et le domestique s'étant éloigné de toute la vitesse de ses jambes:
-Quant à vous, mon brave, reprit M. Séneschal en s'adressant au paysan, enfourchez votre bête et allez rassurer monsieur de Claudieuse, qu'on ne perde pas courage, qu'on redouble d'efforts, les secours arrivent.
Mais le paysan ne bougeait pas.
-Avant de retourner au Valpinson, dit-il, j'ai encore une commission à faire en ville.
-Hein! vous dites?...
-Il faut que j'aille chercher, pour le ramener avec moi, monsieur Seignebos, le médecin...
-Le docteur! Y a-t-il donc quelqu'un de blessé?
-Oui, le ma?tre, monsieur de Claudieuse.
-L'imprudent! Il se sera jeté au danger, selon son habitude...
-Oh, non! C'est qu'il a re?u deux coups de fusil.
Peu s'en fallut que le maire de Sauveterre ne laissat échapper son bougeoir.
-Deux coups de fusil! s'écria-t-il. Où? Quand? Comment? De qui?
-Ah! je ne sais pas.
-Cependant...
-Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'on l'a porté dans une petite grange, où le feu n'était pas encore. C'est là que je l'ai vu, étendu sur une botte de paille, blanc comme un linge, les yeux fermés et tout couvert de sang.
-Mon Dieu! serait-il donc mort?
-Il ne l'était pas quand je suis parti.
-Et la comtesse?
-La dame de Claudieuse, répondit le paysan, avec un accent marqué de vénération, était dans la grange, agenouillée près de monsieur le comte, lavant ses blessures avec de l'eau fra?che. Les deux petites demoiselles étaient là aussi...
M. Séneschal frissonnait.
-Un crime aurait donc été commis, murmura-t-il.
-Pour cela, oui, s?rement.
-Par qui? Dans quel but?
-Ah! voilà!...
-Monsieur de Claudieuse est très emporté, c'est vrai, très violent, mais c'est le meilleur et le plus juste des hommes, tout le monde le sait.
-Tout le monde.
-Il n'a jamais fait que du bien dans le pays.
-Personne n'oserait dire le contraire.
-Quant à la comtesse...
-Oh! fit vivement le paysan, c'est la sainte des saintes.
Le maire essayait de conclure.
-Le coupable, poursuivit-il, serait donc un étranger. Nous sommes infestés de vagabonds, de mendiants de passage. Il n'est pas de jour qu'il ne se présente à la mairie, pour demander des secours de route, des hommes à figure patibulaire.
De la tête, le paysan approuvait.
-C'est bien mon idée, dit-il. Et la preuve, c'est qu'en venant je songeais qu'après avoir averti le médecin, je ferais peut-être bien de prévenir la justice...
-Inutile! interrompit M. Séneschal, c'est un soin qui me regarde. Avant dix minutes je serai chez le procureur de la République... Allons, ne ménagez pas votre cheval, et dites bien à madame de Claudieuse que nous vous suivons.
De sa vie administrative, le maire de Sauveterre n'avait été si rudement secoué. Il en perdait la tête, ni plus ni moins que ce fameux jour où il lui était tombé à l'improviste neuf cents mobiles à nourrir et à loger. Jamais, sans l'assistance de sa femme, il n'en e?t fini de se vêtir. Pourtant, il était prêt lorsque son domestique reparut.
Ce brave gar?on s'était acquitté de toutes ses commissions, et déjà, dans le lointain de la haute ville, retentissaient les roulements sourds de la générale.
-Maintenant, attelle, lui dit M. Séneschal. Que la voiture soit devant la maison quand je reviendrai.
Dehors, il trouva tout en rumeur. à chaque fenêtre, une tête s'allongeait, curieuse ou terrifiée. De tous c?tés, des portes brusquement refermées claquaient.
Pourvu, mon Dieu! pensait-il, que je trouve Daubigeon chez lui.
Successivement procureur impérial, puis procureur de la République, M. Daubigeon était un des grands amis de M. Séneschal. C'était un homme d'une quarantaine d'années, au regard fin, au visage souriant, qui s'était obstiné à rester célibataire et qui s'en vantait volontiers. On ne lui trouvait à Sauveterre ni le caractère ni l'extérieur de sa sévère profession. Certes, on l'estimait fort, mais on lui reprochait amèrement sa philosophie optimiste, sa bonhomie souriante et surtout sa mollesse à requérir, une mollesse qui, disait-on, dégénérait en une coupable inertie dont le crime s'enhardissait.
Lui-même s'accusait de n'avoir pas le feu sacré, et, selon son expression, de dérober à la froide Thémis le plus de temps qu'il pouvait, pour le consacrer aux Muses familières. Collectionneur éclairé, il avait la passion des beaux livres, des éditions rares, des reliures précieuses, des belles suites de gravures, et le plus clair de ses dix mille francs de rentes passait à ses chers bouquins. érudit de la vieille école, il professait pour les poètes latins, pour Virgile et pour Juvénal, pour Horace surtout, un culte que trahissaient d'incessantes citations.
Réveillé en sursaut comme tout le monde, ce digne et galant homme se dépêchait de s'habiller pour courir aux renseignements, lorsque sa vieille gouvernante, tout effarée, vint lui annoncer la visite de M. Séneschal.
-Qu'il entre! s'écria-t-il, qu'il entre! Et dès que le maire parut:
-Car vous allez m'apprendre, continua-t-il, pourquoi tout ce tumulte, ces cris et ces roulements de tambour.
Clamor que virum, clangorque tubarum.
-Un épouvantable malheur arrive, pronon?a M. Séneschal.
Tel était son accent, qu'on e?t juré que c'était lui qui était atteint. Et ce fut si bien l'impression de M. Daubigeon que tout aussit?t:
-Qu'est-ce, mon cher ami? fit-il. Quid? Du courage, morbleu! du sang-froid!... Souvenez-vous que le poète conseille de garder dans l'adversité une ame toujours égale:
?quam, memento, rebus in arduis, Servare mentem...
-Des malfaiteurs ont mis le feu au Valpinson! l'interrompit le maire.
-Que me dites-vous là! grands dieux!
O Jupiter. Quod verbum audio...
-Victime d'une lache tentative d'assassinat, le comte de Claudieuse se meurt peut-être en ce moment.
-Oh!...
-Le tambour que vous entendez réunit les pompiers, que je vais envoyer combattre l'incendie, et si je me présente chez vous à cette heure, c'est officiellement, pour vous dénoncer le crime et demander bonne et prompte justice!
Il n'en fallait pas tant pour glacer toutes les citations sur les lèvres du procureur de la République.
-Il suffit! dit-il vivement. Venez, nous allons prendre nos mesures pour que les coupables ne puissent échapper.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la rue Nationale, elle était plus animée qu'en plein midi, car Sauveterre est une de ces sous-préfectures où les distractions sont trop rares pour qu'on n'y saisisse pas avidement tout prétexte d'émotion.
Déjà les tristes événements étaient connus et commentés. On avait commencé par douter, mais on avait été s?r, lorsqu'on avait vu passer au grand galop le cabriolet du docteur Seignebos, escorté d'un paysan à cheval.
Les pompiers, de leur c?té, n'avaient pas perdu leur temps.
Dès que le maire et M. Daubigeon furent signalés sur la place du Marché-Neuf, le capitaine Parenteau se précipita à leur rencontre, et portant militairement la main à son casque:
-Mes hommes sont prêts, déclara-t-il.
-Tous?
-Il n'en manque pas dix. Quand on a su qu'il s'agissait de porter secours au comte et à la comtesse de Claudieuse, nom d'un tonnerre! vous comprenez que personne ne s'est fait tirer l'oreille.
-Alors, partez et faites diligence, commanda M. Séneschal. Nous vous rattraperons en route. Nous allons, de ce pas, monsieur Daubigeon et moi, prendre monsieur Galpin-Daveline, le juge d'instruction.
Ils n'eurent pas loin à aller. Ce juge, précisément, les cherchait par la ville depuis une demi-heure, il arrivait sur la place et venait de les apercevoir.
Vivant contraste du procureur de la République, M. Galpin-Daveline était bien l'homme de son état, et même quelque chose de plus. Tout en lui, de la tête aux pieds, depuis ses guêtres de drap jusqu'à ses favoris d'un blond risqué, dénon?ait le magistrat. Il n'était pas grave, il était l'incarnation de la gravité. Nul, bien qu'il f?t jeune encore, ne se pouvait flatter de l'avoir vu sourire ni entendu plaisanter. Et, telle était sa roideur, qu'au dire de M. Daubigeon, on l'e?t cru empalé par le glaive même de la loi.
à Sauveterre, M. Galpin-Daveline avait la réputation d'un homme supérieur. Il pensait l'être. Aussi s'indignait-il d'opérer sur un théatre trop étroit et de dépenser les grandes facultés dont il se croyait doué à des besognes vulgaires, à rechercher les auteurs d'un vol de fagots ou de l'effraction d'un poulailler. C'est que ses démarches désespérées pour obtenir un poste en évidence avaient toujours échoué. Vainement, il avait mis tous ses amis en campagne. Inutilement, il s'était, en secret, mêlé de politique, disposé à servir le parti, quel qu'il f?t, qui le servirait le mieux.
Mais l'ambition de M. Galpin-Daveline n'était pas de celles qui se découragent, et en ces derniers temps, à la suite d'un voyage à Paris, il avait donné à entendre qu'un brillant mariage ne tarderait pas à lui assurer les protections qui, jusqu'alors, avaient manqué à ses mérites.
Lorsqu'il rejoignit M. Séneschal et M. Daubigeon:
-Eh bien! commen?a-t-il, voici une terrible affaire, et qui va certainement avoir un immense retentissement.
Le maire voulait lui donner des détails.
-Inutile, lui dit-il. Tout ce que vous savez, je le sais. J'ai rencontré et interrogé le paysan qui vous avait été expédié. (Puis, se retournant vers le procureur de la République:) Je pense, monsieur, poursuivit-il, que notre devoir est de nous transporter immédiatement sur le théatre du crime.
-J'allais vous le proposer, répondit M. Daubigeon.
-Il faudrait avertir la gendarmerie...
-Monsieur Séneschal vient de la faire prévenir. L'agitation du juge d'instruction était grande, si grande qu'elle faisait en quelque sorte éclater son écorce d'impassible froideur.
-Il y a flagrant délit, reprit-il.
-évidemment.
-De telle sorte que nous pouvons agir de concert, et parallèlement, chacun selon notre fonction, vous requérant, moi statuant sur vos réquisitions...
Un ironique sourire glissait sur les lèvres du procureur de la République.
-Vous devez assez me conna?tre, répondit-il, pour savoir qu'il n'y a jamais avec moi de conflit d'attributions; je ne suis plus qu'un vieux bonhomme, ami du repos et de l'étude.
Sum piger et senior, Pieridumque cornes...
-Alors, rien ne nous retient plus! s'écria M. Séneschal, qui bouillait d'impatience, ma voiture est attelée! Partons!
This early work by Émile Gaboriau was originally published in the late 19th century and we are now republishing it with a brand new introduction.
Le 13e Hussards, types, profils, esquisses et croquis militaires... á pied et á cheval by Emile Gaboriau
«Les gens de bureau» est un récit plaisant et en même temps une une très bonne satyre de l'administration du XIX siècle. Ici vous pouvez trouver les parallèles à faire avec l'actuelle ou reconnaître quelques collègues dans les descriptions des fonctionnaires. Avec le portrait d'un jeune homme, Romain Caldas, Gaboriau réalise le portrait de différents types d'employés et de leurs misères. Est-ce que le travail dans l'administration publique a bien changé?
Marrying her best friend was a dream come true for Kelly, but everything truly has a limitation. Pierce is Kelly’s first love, but as his best friend, she knew well there was always another woman deep in his heart. Lexi Gilbert. The woman Pierce could never forget even if he had already been arranged to marry Kelly. *** Kelly finally realized their happy marriage of the last three years was just a beautiful dream when Pierce asked for a divorce just because Lexi returned. She could only be his best friend even if she was carrying his baby. *** Since their friendship had become a cage, Kelly chose to set him free, as well as the miserable herself. But why then, it was Pierce who became the one who refused to move on? To make matters worse, her devil stepbrother also domineeringly stepped in at the same time, asking her to be his. *** Her Prince Charming vs. Her Devil Stepbrother? How could Kelly save her heart in this battle of love and hate?
Aurora woke up to the sterile chill of her king-sized bed in Sterling Thorne's penthouse. Today was the day her husband would finally throw her out like garbage. Sterling walked in, tossed divorce papers at her, and demanded her signature, eager to announce his "eligible bachelor" status to the world. In her past life, the sight of those papers had broken her, leaving her begging for a second chance. Sterling's sneering voice, calling her a "trailer park girl" undeserving of his name, had once cut deeper than any blade. He had always used her humble beginnings to keep her small, to make her grateful for the crumbs of his attention. She had lived a gilded cage, believing she was nothing without him, until her life flatlined in a hospital bed, watching him give a press conference about his "grief." But this time, she felt no sting, no tears. Only a cold, clear understanding of the mediocre man who stood on a pedestal she had painstakingly built with her own genius. Aurora signed the papers, her name a declaration of independence. She grabbed her old, phoenix-stickered laptop, ready to walk out. Sterling Thorne was about to find out exactly how expensive "free" could be.
Arabella, a state-trained prodigy, won freedom after seven brutal years. Back home, she found her aunt basking in her late parents' mansion while her twin sister scrounged for scraps. Fury ignited her genius. She gutted the aunt's business overnight and enrolled in her sister's school, crushing the bullies. When cynics sneered at her "plain background," a prestigious family claimed her and the national lab hailed her. Reporters swarmed, influencers swooned, and jealous rivals watched their fortunes crumble. Even Asher-the rumored ruthless magnate-softened, murmuring, "Fixed your mess-now be mine."
Maia grew up a pampered heiress-until the real daughter returned and framed her, sending Maia to prison with help from her fiancé and family. Four years later, free and married to Chris, a notorious outcast, everyone assumed Maia was finished. They soon discovered she was secretly a famed jeweler, elite hacker, celebrity chef, and top game designer. As her former family begged for help, Chris smiled calmly. "Honey, let's go home." Only then did Maia realize her "useless" husband was a legendary tycoon who'd adored her from the start.
Narine never expected to survive. Not after what was done to her body, mind, and soul. But fate had other plans. Rescued by Supreme Alpha Sargis, the kingdom's most feared ruler, she finds herself under the protection of a man she doesn't know... and a bond she doesn't understand. Sargis is no stranger to sacrifice. Ruthless, ambitious, and loyal to the sacred matebond, he's spent years searching for the soul fate promised him, never imagining she would come to him broken, on the brink of death, and afraid of her own shadow. He never meant to fall for her... but he does. Hard and fast. And he'll burn the world before letting anyone hurt her again. What begins in silence between two fractured souls slowly grows into something intimate and real. But healing is never linear. With the court whispering, the past clawing at their heels, and the future hanging by a thread, their bond is tested again and again. Because falling in love is one thing. Surviving it? That's a war of its own. Narine must decide, can she survive being loved by a man who burns like fire, when all she's ever known is how not to feel? Will she shrink for the sake of peace, or rise as Queen for the sake of his soul? For readers who believe even the most fractured souls can be whole again, and that true love doesn't save you. It stands beside you while you save yourself.
Everyone in town knew Amelia had chased Jaxton for years, even etching his initials on her skin. When malicious rumors swarmed, he merely straightened his cuff links and ordered her to kneel before the woman he truly loved. Seething with realization, she slammed her engagement ring down on his desk and walked away. Not long after, she whispered "I do" to a billionaire, their wedding post crashing every feed. Panic cracked Jaxton. "She's using you to spite me," he spat. The billionaire just smiled. "Being her sword is my honor."
© 2018-now CHANGDU (HK) TECHNOLOGY LIMITED
6/F MANULIFE PLACE 348 KWUN TONG ROAD KL
TOP
GOOGLE PLAY